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Vite fait bien fait

## Un peu de contexte

C'était lundi. Nous étions en train de finir d'extraire une liste de noms propres pour améliorer l'[annotation](/articles/Le%20tronçonneur%20des%20Lilas.html) de l'[Encyclopédie](https://fr.wikisource.org/wiki/Encyclop%C3%A9die,_ou_Dictionnaire_raisonn%C3%A9_des_sciences,_des_arts_et_des_m%C3%A9tiers) (celle qui n'a pas besoin d'autre titre, celle qui a fixé les règles modernes du genre, celle de Diderot & d'Alembert).

Notre annotateur n'est pas mauvais, il a été développé spécialement pour traiter du français ancien et supporte à merveille les «étoit» et autres «enfans». Par contre, il est super mauvais sur les noms propres. Il comprend qu'il s'agit de noms, mais il n'ose pas affirmer qu'ils sont propres, même en voyant leur majuscule initiale. Ce n'est pas un signe de rebellion, probablement n'y en avait-il pas assez dans le corpus annoté manuellement qui a permis de l'entraîner; toujours est-il que pour lui «Pline», «Garonne» et «Théophrone» sont des noms communs. «Sozomène» ? Un nom commun aussi.

Soleil en boîte

Début septembre, peu après avoir fini [ma première paire de mitaines](https://bidule.menf.in/notice/9mCf7HAlvbEdA88Cjg), j'ai voulu en tricoter une deuxième pour ma douce et tendre. Mais avant de pouvoir m'y mettre, je suis tombée sur cette super [série d'articles](https://framapiaf.org/@liferoadknitting/102706182788448424) de Liferoad Knitting et j'ai pris conscience que je n'avais même pas les techniques de base pour prendre correctement soin de mon tricot et avoir un minimum de contrôle sur ce que je faisais.

Alors, j'ai décidé avant d'entamer ma deuxième paire de mitaine de tricoter un échantillon de la laine que nous avions choisi ensemble, de le laver et de le fixer pour voir comment il allait réagir et adapter mon modèle aux dimensions propres de cette laine. J'ai fait ça un bel après-midi ensoleillé de septembre, j'ai pris des photos pour documenter le processus en me disant que ce ferait un bel article pour ce blog et finalement je n'ai pas pris le temps de l'écrire.

Octobre est arrivé, avec pas mal de choses à faire (notamment #inktober, c'était sympa mais purée ! qu'est-ce que ça fait comme boulot !) et je n'ai pas davantage pris le temps de l'écrire. Novembre ne commence pas beaucoup mieux, malgré une très très bonne nouvelle (mais qui met du temps à porter ses fruits) et donc si je ne me bouge pas, je sens que ces photos ne seront jamais publiée. Et comme il a copieusement plu toute la journée, je me dis que c'est peut-être le temps de ressortir ces souvenirs de fin d'été.

Ma job

En lisant mon flux d'abonnements sur la Fédiverse, j'ai un peu l'impression qu'il y a beaucoup beaucoup de gens dans l'informatique en général, et le plus souvent en développement ou en administration système & réseau. Bon, nous avons pas mal de libraires et de gens autour des métiers du livre aussi, ça c'est chouette, mais quand même plein d'informaticien·ne. Je n'échappe pas à la règle mais en commençant à aborder mon travail [ici](https://bidule.menf.in/notice/127471) ou [là](https://bidule.menf.in/notice/656728), j'ai l'impression que j'en ai surpris plus d'un·e qui m'imaginais à un poste plus conventionnel dans une S2I ou une startup[^startup].

Alors, c'est vrai, je faisais exactement ça lors de mes deux premiers emplois. J'ai fait une école d'ingé, me suis spécialisée en informatique, guettant toute bonne opportunité de finir dans un labo de recherche mais mes profs — tou·tes chercheur·ses dans le gros labo voisin — ont réussi à m'en éloigner et à me faire croire — temporairement — que je n'étais pas faite pour la recherche. J'ai décroché mon premier poste en tant que développeuse PHP puis j'ai été administratrice système et réseau dans des boîtes tout à fait classiques.

## La transition